élections européennes

Vendredi 5 juin 2009

Omar Slaouti (NPA) : «oui à une directive cadre sur le mariage et la filiation des LGBTI»

Par Marc Endeweld vendredi 05 juin 2009,

Nouvelle interview politique avec Omar Slaouti, tête de liste pour le Nouveau Parti Anticapitaliste en Ile-de-France. Egalité des droits totale pour les LGBT, propositions contre la transphobie, programmes éducatifs, meilleur soutien aux associations... Il explique le projet du NPA.

 

TÊTU: Que peut-on attendre de l'Union Européenne concernant les droits LGBT ?
Omar Slaouti: Un constat d'abord : la situation des personnes LGBT en Europe est très inégale. Je pense à un État membre de l'UE comme la Pologne, ou également à la Serbie, où de simples manifestations peuvent être interdites, alors que dans le même temps il y a la reconnaissance des mariages en Espagne, ou celle de l'adoption au Royaume-Uni.

Nous, nous voulons mettre en avant l'égalité des droits - concernant les femmes, les LGBT, et les immigrés... -, nous voulons harmoniser par le haut, prendre les législations les plus avancées et les étendre à tous les pays. D'autant qu'en pleine période de crise, des relents réactionnaires émergent un peu partout, comme le mouvement anti-avortement en Espagne, les positions du Pape... Les attaques contre les LGBT risquent de s'accroître.

Il existe déjà des dispositions européennes qui condamnent l'homophobie et la transphobie...
Bien sûr, mais leur application, c'est tout autre chose ! On a encore pu le voir récemment avec ce jeune algérien homosexuel menacé d'expulsion. Nous avons pourtant une responsabilité internationale d'accorder un droit d'asile aux personnes qui fuient leurs pays d'origine en raison de discriminations, et notamment d'homophobie. Mais aujourd'hui, les gouvernements européens appliquent malheureusement sur tous ces dossiers des positions réactionnaires.

Que proposez-vous pour améliorer les droits LGBT au sein de l'UE ?
Nous sommes pour une directive cadre sur le mariage, la filiation, la procréation médicalement assistée. Nous sommes pour l'égalité des droits au niveau des statuts fiscaux : couples mariés, pacsés, concubins ou célibats la fiscalité ne doit pas correspondre à ce qui est dans "la norme" ou non. Pourquoi favoriser des couples mariés hétérosexuels ?

Plus globalement, nous sommes fortement opposés à toutes les positions naturalisantes. Nous sommes ainsi pour le droit de disposer de son corps, et pour l'autodétermination : en effet, le refus d'autoriser le changement du sexe sur l'état-civil pour les trans, à moins d'avoir subi une chirurgie génitale, conduit à la négation des personnes intersexes par leur mutilation pour rentrer dans la norme. Nous demandons donc la facilitation du changement d'état-civil et la suppression de la mention de sexe. Et ce que l'on souhaite mettre en avant, c'est également la dépathologisation des trans. Enfin, nous souhaitons que les institutions européennes mettent en place des actions au sein de établissements scolaires et des lieux de travail pour lutter contre l'homophobie. Une sorte «d'Erasmus» (programme d'échange entre étudiants européens, ndlr) pour lutter contre toutes les discriminations...

Quel rapport le NPA entretiendra avec les institutions européennes ?
Le NPA souhaite vraiment envoyer des parlementaires anticapitalistes au sein de l'Union Européenne. D'abord, pour mettre plus de transparence, mettre à jour ce qui s'y passe, et le relayer auprès des populations. Ensuite, le Parlement Européen doit servir aux mobilisations, doit être capable de relayer les revendications. Dans ce cadre, on pourrait ainsi imaginer une revendication européenne pour la reconnaissance des droits LGBTI. Donc, le NPA souhaite à la fois se faire écho de ces revendications au sein du Parlement, et mettre en place un va-et-vient entre les institutions et les populations.

Vous avez évoqué la Serbie (non membre de l'UE), que pensez-vous de la situation des pays de l'Est qui ont intégré ces derniers années l'UE ?
Il est important que les dispositfs anti-discrimination deviennent contraignants. Mais il n'y a pas que les pays de l'Est qui pose question ! L'Irlande, l'Italie également... Mais c'est vrai qu'à l'Est, les moyens financiers et humains des associations ne sont pas les mêmes. Il serait nécessaire de soutenir davantage les associations, notamment dans le cadre de programmes européens de lutte contre les discriminations à l'école. Mais dans cette affaire-là, l'auto-organisation est fondamental, les associations ont totalement légitime pour pousser ces projets. Car, c'est aussi elles qui peuvent faire évoluer les mentalités.

Propos recueillis par Marc Endeweld.


http://www.tetu.com/actualites/france/omar-slaouti-npa-oui-a-une-directive-cadre-sur-le-mariage-et-la-filiation-des-lgbti-14820#reactions_top

Par commission LGBTI
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 5 juin 2009

Omar Slaouti (NPA) : «oui à une directive cadre sur le mariage et la filiation des LGBTI»

Par Marc Endeweld vendredi 05 juin 2009,

Nouvelle interview politique avec Omar Slaouti, tête de liste pour le Nouveau Parti Anticapitaliste en Ile-de-France. Egalité des droits totale pour les LGBT, propositions contre la transphobie, programmes éducatifs, meilleur soutien aux associations... Il explique le projet du NPA.

 

TÊTU: Que peut-on attendre de l'Union Européenne concernant les droits LGBT ?
Omar Slaouti: Un constat d'abord : la situation des personnes LGBT en Europe est très inégale. Je pense à un État membre de l'UE comme la Pologne, ou également à la Serbie, où de simples manifestations peuvent être interdites, alors que dans le même temps il y a la reconnaissance des mariages en Espagne, ou celle de l'adoption au Royaume-Uni.

Nous, nous voulons mettre en avant l'égalité des droits - concernant les femmes, les LGBT, et les immigrés... -, nous voulons harmoniser par le haut, prendre les législations les plus avancées et les étendre à tous les pays. D'autant qu'en pleine période de crise, des relents réactionnaires émergent un peu partout, comme le mouvement anti-avortement en Espagne, les positions du Pape... Les attaques contre les LGBT risquent de s'accroître.

Il existe déjà des dispositions européennes qui condamnent l'homophobie et la transphobie...
Bien sûr, mais leur application, c'est tout autre chose ! On a encore pu le voir récemment avec ce jeune algérien homosexuel menacé d'expulsion. Nous avons pourtant une responsabilité internationale d'accorder un droit d'asile aux personnes qui fuient leurs pays d'origine en raison de discriminations, et notamment d'homophobie. Mais aujourd'hui, les gouvernements européens appliquent malheureusement sur tous ces dossiers des positions réactionnaires.

Que proposez-vous pour améliorer les droits LGBT au sein de l'UE ?
Nous sommes pour une directive cadre sur le mariage, la filiation, la procréation médicalement assistée. Nous sommes pour l'égalité des droits au niveau des statuts fiscaux : couples mariés, pacsés, concubins ou célibats la fiscalité ne doit pas correspondre à ce qui est dans "la norme" ou non. Pourquoi favoriser des couples mariés hétérosexuels ?

Plus globalement, nous sommes fortement opposés à toutes les positions naturalisantes. Nous sommes ainsi pour le droit de disposer de son corps, et pour l'autodétermination : en effet, le refus d'autoriser le changement du sexe sur l'état-civil pour les trans, à moins d'avoir subi une chirurgie génitale, conduit à la négation des personnes intersexes par leur mutilation pour rentrer dans la norme. Nous demandons donc la facilitation du changement d'état-civil et la suppression de la mention de sexe. Et ce que l'on souhaite mettre en avant, c'est également la dépathologisation des trans. Enfin, nous souhaitons que les institutions européennes mettent en place des actions au sein de établissements scolaires et des lieux de travail pour lutter contre l'homophobie. Une sorte «d'Erasmus» (programme d'échange entre étudiants européens, ndlr) pour lutter contre toutes les discriminations...

Quel rapport le NPA entretiendra avec les institutions européennes ?
Le NPA souhaite vraiment envoyer des parlementaires anticapitalistes au sein de l'Union Européenne. D'abord, pour mettre plus de transparence, mettre à jour ce qui s'y passe, et le relayer auprès des populations. Ensuite, le Parlement Européen doit servir aux mobilisations, doit être capable de relayer les revendications. Dans ce cadre, on pourrait ainsi imaginer une revendication européenne pour la reconnaissance des droits LGBTI. Donc, le NPA souhaite à la fois se faire écho de ces revendications au sein du Parlement, et mettre en place un va-et-vient entre les institutions et les populations.

Vous avez évoqué la Serbie (non membre de l'UE), que pensez-vous de la situation des pays de l'Est qui ont intégré ces derniers années l'UE ?
Il est important que les dispositfs anti-discrimination deviennent contraignants. Mais il n'y a pas que les pays de l'Est qui pose question ! L'Irlande, l'Italie également... Mais c'est vrai qu'à l'Est, les moyens financiers et humains des associations ne sont pas les mêmes. Il serait nécessaire de soutenir davantage les associations, notamment dans le cadre de programmes européens de lutte contre les discriminations à l'école. Mais dans cette affaire-là, l'auto-organisation est fondamental, les associations ont totalement légitime pour pousser ces projets. Car, c'est aussi elles qui peuvent faire évoluer les mentalités.

Propos recueillis par Marc Endeweld.


http://www.tetu.com/actualites/france/omar-slaouti-npa-oui-a-une-directive-cadre-sur-le-mariage-et-la-filiation-des-lgbti-14820#reactions_top

Par commission LGBTI
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 28 mai 2009

 

Communiqué du NPA :
STOP aux expulsions ! Droit d’asile pour les personnes LGBTI !

Samir homosexuel à Malakoff, Ronnie, Giorgie, homosexuels, et Policarpio, transgenre, à Strasbourg sont tou-tes menacées d’expulsion dans les heures qui viennent. En avril 2007, Nicolas Sarkozy promettait le droit d’asile pour celles et ceux persécutés pour en raison de leur orientation sexuelle. La politique du chiffre en matière d'expulsion de sans-papiers aura eu bien vite raison des numéros de Sarkozy et Yade sur les droits humains. Les rafles de sans-papiers se multiplient, l’homophobie est toujours encouragé par la loi qui ne reconnaît pas l’égalité entre (mariage, adoption, filiation, don du sang).
Le NPA est bien sûr solidaire et partie prenante des mouvements de lutte pour les droits des sans papiers et des personnes homosexuelles, bi’, transgenre et intersexes.
Nous demandons la régularisation immédiate de Samir, Ronnie, Giorgie et Policarpio.
Nous exigeons que soit accordé l’asile à toute personne menacée en raison de son orientation sexuelle, de son identité de genre ou de statut sérologique. 
Plus largement, nous réaffirmons notre combat pour la régularisation immédiate de tous les sans-papiers et la fin de la politique raciste du gouvernement Fillon.


Le 23 juin 2009

Par commission LGBTI
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 28 mai 2009

Nouveau parti anticapitaliste:
«Pour une directive cadre sur le mariage, la filiation, la procréation médicalement assistée»

Dans son programme, le NPA consacre un point entier à «une Europe des droits et de l'égalité, celle de l'égalité des droits, hétéros, homos, trans et bi». Le parti anti-capitaliste fait d'abord le constat suivant: «Certes, l'homophobie et la transphobie sont aujourd'hui reconnues comme des discriminations. Une reconnaissance relayée au niveau des institutions européennes par une directive et des résolutions, mais qui ne sont dans de nombreux Etats que des déclarations d'intention sans réelles conséquences et qui restent dans tous les cas bien en dessous des revendications du mouvement LGBTI».

Rappelant que «les droits des personnes LGBTI restent à géométrie variable» en Europe, le NPA affirme que «l'Union européenne se fait la gardienne de l'ordre moral, refusant le vote qui ouvrirait le droit à la filiation». Le parti révolutionnaire souhaite ainsi la mise en place «d'une directive cadre sur le mariage, la filiation, la procréation médicalement assistée», et «l'application du droit d'asile pour les personnes victimes de LGBTI-phobie». Et le NPA n'oublie pas la situation des trans, rappelant le «droit à disposer de son corps», et demandant «la facilitation du changement d'état-civil (nom et prénom) et la suppression de la mention de sexe».

à voir sur le site de têtu, le comparatif entre tous les partis, le NPA restant le seul à faire des questions LGBTI une partie entière de son programme.

http://www.tetu.com/actualites/france/elections-europeennes-tous-les-programmes-pour-les-lgbt-14741

Par commission LGBTI
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 26 mai 2009

COMMUNIQUE : Homophobie et chasse aux sans-papiers : non à la double peine !

Communiqué d’Omar SLAOUTI, tête de liste du NPA en Ile de France

Jeudi 14 mai, à 17h, Samir*, Algérien, arrivé en France en 2000 pour fuir les difficultés à vivre son homosexualité en Algérie est arrêté au métro Etienne Dolet de Malakoff et conduit au commissariat de Vanves, pour défaut de titre de séjour. Depuis vendredi au local de rétention administrative de Nanterre, son recours contre l’arrêté préfectoral de reconduite à la frontière est rejeté le 19 mai. Depuis jeudi matin, il a commencé une grève de la faim. Il risque à tout moment l’expulsion vers l’Algérie où il risque une peine de 2 ans de prison pour homosexualité, et où la violence homophobe est tout autant physique que politique.

La politique du chiffre dans la chasse aux sans-papiers n’a pas de limite et les promesses électorales du candidat Sarkozy promettant le droit d’asile en cas de persécution pour orientation sexuelles sont restées lettres mortes. Seules les promesses faites aux plus riches sont tenues, pendant que l’inégalité des droits entre homos et hétéros est maintenue et que les sans-papiers sont traqués pour une politique de communication, une politique du chiffre.

Omar SLAOUTI, qui conduit avec Fabienne LAURET et Olivier BESANCENOT la liste du NPA en Ile de France aux prochaines élections européennes soutiennent et rejoignent la mobilisation de toutes celles et tous ceux qui exigent la libération immédiate de Samir* et le droit d’asile pour toutes les personnes persécutées pour leur orientation sexuelle, réelle ou présumée, ou pour leur identité de genre dans leur pays d’origine. Dés maintenant, luttons toutes et tous ensemble pour la fin des expulsions et pour la régularisation de tous les sans-papiers.

*le prénom à été modifié pour assurer sa sécurité en cas d’expulsion effective

Par commission LGBTI
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 25 mai 2009

La construction européenne, orchestrée hors de tout contrôle par une minorité dans le but de satisfaire les plus puissants, n’a rien à voir avec ce que le NPA défend. 

Les principaux partis politiques - UMP, PS,Modem, Verts - partagent un soutien inconditionnel à l’Union européenne et aux différents traités qui l’ont constituée. Ils s’évertuent à la présenter comme un havre de paix, de démocratie et de protection, dans un univers dangereux et violent.

Cette rhétorique leur permet d’occulter une caractéristique pour le moins gênante de la « construction européenne » à laquelle ils ont tous contribué : l’absence totale de démocratie et d’implication des populations concernées. Depuis 50 ans, « leur » Europe a été le domaine réservé d’une petite élite, qui a tout décidé sans l’assentiment des peuples, voire contre leur volonté. Quand le peuple danois a voté « non », il a dû voter jusqu’à ce que la réponse satisfasse les maîtres de l’Europe. Lorsque, en 2005, les peuples français et hollandais ont rejeté massivement le traité constitutionnel européen, les gouvernements ont décidé de ne pas en tenir compte et de faire adopter par des Parlements conquis d’avance le traité de Lisbonne. Quant au peuple irlandais, le seul à avoir eu le droit de donner son avis, lui aussi devra revoter jusqu’à ce qu’il se soumette…

Pourquoi un tel viol permanent de la démocratie et de la souveraineté populaire ? Leur Europe est bien loin de l’image idyllique qu’ils veulent en donner : construite dans l’intérêt des classes dominantes, des groupes multinationaux, des banquiers et des actionnaires, elle est fondée sur la recherche du profit privé et l’accroissement des inégalités. A l’inverse, le NPA et les anticapitalistes européens tracent la perspective d’une Europe démocratique, de la fin des discriminations et de l’égalité des droits. 

Femmes, le droit de choisir

La législation concernant l’avortement est très inégale en Europe. Il est toujours pénalisé en Irlande, en Pologne et à Malte et très limité en Italie et au Portugal. Depuis la mobilisation contre le traité constitutionnel européen (TCE), plusieurs pays ont révisé ou révisent leur législation : l’Italie remet en cause le droit à l’avortement, tandis que le Portugal a dépénalisé l’avortement et qu’en Espagne, un avant-projet de loi de légalisation de l’avortement vient d’être déposé. Le NPA exige le droit à l’avortement et à la contraception libres et gratuits dans toute l’Union européenne. Concernant les violences faites aux femmes, il y a urgence : en France, trois femmes meurent par semaine sous les coups de leur conjoint ou de leur ex-conjoint. Partout en Europe, c’est le même constat, les violences faites aux femmes ne sont pas réellement prises en compte. Nous voulons une loi-cadre européenne contre les violences sexistes dans toutes leurs dimensions : prévention, sanction, accueil et accompagnement des victimes, protection des victimes, garantie de leur revenu et de leur droit au séjour, accès au logement. 

Pour l’égalité hommes-femmes

Le rattrapage salarial pour les femmes est une nécessité, les inégalités de salaire entre hommes et femmes persistant. La tolérance envers ces inégalités n’a que trop duré. La loi établissant l’égalité salariale entre hommes et femmes figurait déjà dans le Traité de Rome de 1957 instaurant la Communauté européenne. 50 ans plus tard, ces inégalités sont encore de 20 à 35% selon les pays. Une part de cet écart salarial relève de la pure discrimination.

Le NPA exige l’égalité salariale, tout de suite, en exigeant un rattrapage des salaires des femmes, seul à même de résorber les inégalités. L’instauration d’un salaire minimum européen serait particulièrement bénéfique pour les femmes qui, partout, sont majoritaires parmi les plus bas salaires. Ce Smic européen peut être formulé en tenant compte des différences de niveau de vie et pouvoir d’achat de chaque pays, en relation avec le PIB par habitant.

Par ailleurs, la division sexiste des tâches fait reposer sur les femmes l’éducation et la garde des enfants, ainsi que la prise en charge des personnes âgées. Les services publics, dans ces domaines, sont remis en cause par les politiques de l’Union européenne en les soumettant à « la concurrence libre et non faussée ».

Nous exigeons le développement des services publics de la petite enfance et de soins aux personnes âgées et dépendantes.

Nous exigeons aussi un statut autonome pour les femmes immigrées et le droit d’asile politique pour les victimes de persécutions sexistes ; l’attribution de droits propres en remplacement des droits liés au statut « matrimonial » pour l’accès à la protection sociale ; la représentation égalitaire dans les fonctions élues et dans les instances décisionnelles ; la séparation totale des structures religieuses et des États. 

Contre l’homophobie

27 ans après la dépénalisation de l’homosexualité, le combat pour l’égalité est toujours à l’ordre du jour. Même si homophobie et la transphobie sont, en règle générale, reconnues comme des discriminations dans les différents pays de l’UE, se découvrir lesbienne, gay, bi, trans ou intersexe (LGBTI), demeure une épreuve souvent douloureuse.

Le NPA revendique l’égalité totale des droits entre homos et hétéros : égalité des droits attachés aux différents statuts fiscaux (mariage, pacs, concubinage, célibat) ; adoption d’une directive-cadre sur le mariage, la filiation, la procréation médicalement assistée ; le droit à disposer de son corps et la facilitation du changement d’état civil.

Le NPA propose également une prise en charge publique dynamique de la lutte contre les discriminations, notamment dans le cadre de l’institution scolaire ainsi que la création et le financement public de structures d’accueil, d’écoute et d’assistance pour les victimes de préjugés envers les lesbiennes, homosexuels, les bisexuels, les transsexuels et les intersexes, structures impliquant les associations LGBTI dans leur animation. 

Des droits pour les handicapés

L’Union européenne compte près de 40 millions de personnes en situation de handicap (15% de la population). Beaucoup d’entre elles vivent dans la misère , sous le seuil de pauvreté ou ne survivent que grâce aux solidarités familiales. L’UE vote des directives contre les discriminations… mais, en même temps, elle les vide de tout contenu concret, du fait des restrictions touchant les services publics et la protection sociale.

Le NPA défend les droits fondamentaux des handicapés, en France et en Europe : droit au travail et suppression des ghettos pour travailleurs handicapés, par leur intégration dans les collectifs de travail ordinaires ; droit à un revenu décent au moins égal au Smic ; droit à l’éducation pour tous les enfants (c’est à l’école de s’adapter !) ; droit à la santé grâce à la gratuité des soins ; financement public et mise en œuvre d’une politique d’accessibilité des transports, des bâtiments, des lieux de travail. 

Des papiers pour tous

L’Union européenne est une véritable forteresse, hostile à l’immigration. Partout, à la fois au niveau européen et dans chaque pays, les lois anti-immigrés sont durcies au nom de la « gestion concertée des flux migratoire », qui ne vise pas réellement à limiter l’immigration mais plutôt à transformer les immigrés en immigrés clandestins, plus facilement exploitables par les capitalistes européens. Parmi les mesures extrêmes qui découlent de cette politique, il y a un an, le Parlement européen a adopté la « directive de la honte », qui permet désormais de garder les sans-papiers en centre de rétention pendant dix-huit mois !

A l’opposé de cette Europe de la fermeture, du racisme et de la xénophobie d’Etat, le NPA défend le principe de la régularisation de tous les sans-papiers, l’arrêt des rafles et la fermeture des camps de rétention, la liberté de circulation et la fin du contrôle de l’immigration, le droit de vote des immigrés à toutes les élections et, plus généralement, l’égalité des droits. 

Un avenir pour les jeunes

Les jeunes sont touchés encore plus violemment par les conséquences de la crise, qu’il s’agisse du chômage - le chômage des jeunes atteint 15% dans l’UE et 19% en France - de la précarité et des bas salaires (les salaires des jeunes sont, en moyenne, inférieurs de 40% à ceux des salariés plus âgés). De plus, ils n’ont pas accès aux minima sociaux. Résultat : en France, 100000 jeunes vivent en dessous du seuil de pauvreté ; en Grèce,il y a quelques mois, la « génération 700 euros » est entrée massivement en résistance, lors d’un soulèvement historique.

Face à cette situation, qui met en accusation un système incapable d’offrir un avenir à la jeunesse, le NPA revendique le CDI (contrat à durée indéterminée) pour tous et toutes (y compris les jeunes), une augmentation de 300 euros de tous les revenus et aucun salaire mensuel inférieur à 1500 euros net, une allocation d’autonomie (à hauteur du Smic) pour tous les jeunes, afin qu’ils puissent étudier, se former, prendre leur autonomie. 

Une Europe des libertés

Depuis le 11 septembre 2001, l’UE et l’ensemble des pays européens ont multiplié les mesures sécuritaires et répressives, sous prétexte de lutter contre le terrorisme. En particulier, le « mandat d’arrêt européen » se substitue aux accords d’extradition entre Etats et facilite la chasse aux opposants politiques, sans possibilité de recours et respect des droits de la défense. Plus généralement, suivant fidèlement la politique des Etats-Unis, y compris en collaborant avec les activités illégales de la CIA, l’UE a adopté toute une série de dispositions visant à criminaliser les mouvements de résistance et les mouvements sociaux.

Contre cette Europe des flics et de la répression, le NPA revendique l’abrogation du mandat d’arrêt européen et la restauration des libertés publiques et individuelles.

Par commission LGBTI
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 21 mai 2009
Voici le texte de l'intervention de Célia au meeting de Gardanne, dans le cardre de la campagnes des élections européennes :

Est-ce que vous savez qu’une catégorie d’adolescents a 6 à 7 fois plus de risques de suicide que la majorité ?

Ce sont les adolescents homosexuels…

Est-ce que vous savez qu’une catégorie d’enfants est mutilée chirurgicalement sans aucune raison médicale et, parfois même, à l’insu de leurs parents ?

Ce sont les enfants nés intersexués…

Est-ce que vous savez qu’une catégorie de femmes a une surmortalité par cancer de l’utérus et ce à cause de l’accueil qui leur est trop souvent réservé dans le milieu médical ?

Ce sont les lesbiennes…

Est-ce que vous savez qu’il y a une catégorie de gens à qui il est interdit de donner son sang même si ils n’ont pas de pratiques sexuelles à risque ?

Ce sont les gays…

Est-ce que vous savez qu’il y a une catégorie de personnes à qui on refuse l’inscription sur les listes électorales à cause de justificatifs de domicile, établis à leur prénom d’usage au lieu de leur prénom officiel ?

Ce sont les transgenres…

Est-ce que vous savez qu’une catégorie de personnes ayant été déportés par les nazis pendant la seconde guerre mondiale déportés n’a pas le droit de participer aux cérémonies commémoratives de la déportation dans certaines villes comme ici même à Marseille ?

Ce sont les lesbiennes et les gays.

Est-ce que vous savez qu’un organisme officiel a établi un fichier de personnes sans aucune autorisation et dans la plus complète illégalité, au même titre que Vichy avait établi un fichier des juifs ?

Il s’agit de l’Etablissement Français du Sang et de son fichier des homosexuels…

Est-ce que vous imaginez une manifestation de l’extrême-droite et de la droite la plus réactionnaire avec, comme slogans, les juifs au bucher ou bien les arabes au bucher ou encore les noirs au bucher et que cette manifestation passe totalement inaperçue ?

Cette manifestation a eu lieu en janvier 1999 et le slogan était les pédés au bucher…

Est-ce que vous connaissez le sens du mot égalité ?

Nous, nous l’ignorons encore !

Vous avez pu entendre ce week-end le communiqué du ministère de la santé annonçant que les personnes transsexuelles ne seraient plus classées malades mentales. Vous avez pu penser que c’était une avancée. En réalité, il s’agit de ce que l’on craignait, une dépsychiatrisation qui n’est pas une dépathologisation. Ce qui veut dire que nous ne serons plus classés dans les troubles graves de la personnalité mais dans les troubles de l’identité de genre et nous serons encore et toujours des malades ! Quel progrès ! Parallèlement à cela, un rapport récent de la Haute Autorité de la Santé veut durcir les protocoles officiels et empêcher tout parcours transidentitaire se faisant en dehors de ces protocoles, se qui est pourtant le cas actuellement pour la majorité des personnes transsexuelles.

Maintenant, parlons de l’Europe puisque nous sommes ici pour les élections européennes.

Parlons de cette Europe des droits à géométrie variable, entre des états plus ouverts, comme l’Espagne ou les Pays-Bas encore que cela soit relatif, et des états totalement réactionnaires et discriminatoires comme la Pologne, Malte ou l’Irlande

Avec, au milieu, des états qui ne savent pas où ils en sont sur la question comme la France.

Avec des états qui se gargarisent de leur soutien aux associations LGBTI d’autres pays mais qui refusent le droit d’asile pour toute personne discriminée à cause de son orientation sexuelle ou de son identité de genre.

Pour nous, au quotidien, cette Europe porte toujours le visage de l’oppression, de la discrimination. Le visage de la violence et de la haine.

Mais nous ne demandons pas à être traité en victime, nous demandons uniquement la stricte égalité des droits et si il faut détruire ce système pour y arriver alors détruisons le !

Notre seule solution est de nous organiser politiquement, nos droits ne tomberont pas du ciel, il nous faudra les arracher par nos luttes !

Concernant l’Europe, nous réclamons une harmonisation vers le haut de nos droits, droits à la santé, droits à l’éducation, droits à une vraie politique sociale car nous ne nous caractérisons pas seulement par notre orientation sexuelle ou notre identité de genre, nous sommes aussi des travailleurs, nous sommes aussi des étudiants, nous sommes aussi des soignés, nous sommes aussi des précaires, nous sommes aussi des chômeurs, nous sommes aussi des sans papiers...

Nos revendications pour une autre Europe sont

L’égalité des droits

Le droit de disposer librement de son corps

La solidarité internationale avec toutes les personnes lesbiennes, gays, bis, trans et intersexes persécutées dans le monde donc l’abolition de l’Europe de Schengen et la régularisation de tous les sans papiers.

L’égalité des droits ne peut être une fin en soi des luttes LGBTI. L’égalité des droits ne mettra pas fin au système qui nous opprime comme il opprime les femmes : le patriarcat. Ce système consiste en l’exploitation matérielle et sexuelle des femmes par les hommes. On ne sortira de ce système que par un combat fédérant tous les groupes opprimés par le patriarcat, que ce soient les femmes ou toutes les personnes qui ne suivent pas la norme de genre binaire et hétérosexuelle.

La lutte contre le patriarcat doit s’articuler avec le combat anticapitaliste et contre toutes les formes de domination.

Donc, au-delà de ces élections et de l’Europe, nous réclamons la remise en cause sans concession du système hétéro-normé patriarcal qui nous enferme et nous empêche de vivre, de vivre librement, de vivre simplement.


un lien vers le texte sur le site du NPA Bouche du Rhône :

http://www.npa13.org/spip.php?article300
Par commission LGBTI
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 18 mai 2009
En ces journées mondiales contre l'homophobie les candidats aux  
parlements européens présentés par le NPA, conduits dans le grand sud  
est par Raoul Jennar, se solidarisent sans restriction avec les  
revendications des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles,  
transexuelles. En plus de ces revendications il appartiendrait à une  
Europe soucieuse des populations d'unifier les droits à tous les États  
membres et de développer une campagne pour le respect et l'approbation  
des réalités autres qu'hétérosexuelles. Cette campagne devrait être  
conduite en direction de l'opinion, des familles, des personnels  
d'éducation et de la jeunesse. En particulier une campagne de soutien  
envers les jeunes LGBTI en difficulté d'affirmation de soi et  
d'intégration sociale (famille, pair/es) est une urgence ainsi que de  
prévention des actes homophobes quotidiens dans les milieux  
scolarisés. Il ne suffit pas de quelques lois abrogées ni de quelques  
droits accordés pour qu'en profondeur les conduites et les consciences  
changent.


Pour le NPA Raoul Jennar.
Par commission LGBTI
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recommander

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés